Révérend pasteur Simon-Pierre Ngomo : « A la moindre déception, les femmes se ruent vers les marabouts ; elles sont ainsi possédées et tombent ».

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Révérend, pouvez-vous nous expliquer ce qu’on entend par une retraite ?
Rev SPN: La retraite spirituelle n’est pas inconnue de la bible. Elle veut dire se retirer. Quand on a un problème, on se retire pour mieux se ressourcer. Jésus Christ le faisait, en allant sur la montagne avec certains de ses disciples. Quand il avait un problème spécifique, il allait prier. Donc, après avoir travaillé, le croyant a besoin de se ressourcer pour faire une introspection, afin de voir ce qu’il a fait en bien ou en mal puisque ses forces spirituelles se sont émoussées.
En quelles périodes organisez-vous les retraites ?
Rev SPN: Trois fois l’an. A la saint-Sylvestre parce que le croyant doit se ressourcer au début de chaque année. Elle a lieu du 29 décembre au 1er janvier. Un chrétien doit d’abord manger le corps du christ et boire son sang comme premier repas de l’année. Ce sont ces éléments qui vont l’alimenter tout au long de l’année. A pâques, la résurrection de Jésus Christ et la retraite se déroule au cours de la semaine de la passion et pendant les vacances.
 Pourquoi toutes vos retraites se déroulent-elles seulement à la paroisse de Zoétélé ; en quoi est-elle singulière?
Rev SPN: C’est à Zoétélé qu’il y a la paroisse et c’est le siège. Tous les autres lieu de culte sont des chapelles. Dans les jours à venir, ce sera le grand centre charismatique. Il y a beaucoup d’étrangers qui participent aux retraites, ils viennent des Usa, de l’Europe, de la Guadeloupe. Je dois également rester là où j’ai fait des vœux perpétuels. Je suis appelé à vivre ici et par ricochet à y organiser mes retraites.
Pouvez-vous nous dire quelles ont été vos motivations et vos difficultés ?
Rev SPN: La maladie. Sept mois après ma consécration, je suis tombé gravement malade ; j’ai été empoisonné et je n’ai recouvré ma guérison que par la prière. Alors, je m’occupais des malades dans la clandestinité. En 1998, j’ai eu l’autorisation d’organiser les retraites. La première difficulté c’est l’orgueil ; les gens veulent vous élever plus qu’il n’en faut. Et comme Dieu est jaloux, il vaut mieux rester humble. Ensuite, il y a aussi les velléités humaines. Il y a des problèmes, mais par la foi, on peut surmonter toutes les obstacles et les persécutions.
Pourquoi lors de la cérémonie d’imposition des mains, plus de femmes que d’hommes ?
Rev SPN: Vous savez, c’est un sexe faible, une catégorie de gens très sensibles. A la moindre déception, elles se ruent vers les marabouts. Elles sont ainsi possédées et tombent. Il y a aussi des hommes ; mais les femmes sont plus nombreuses.
Quels sont vos projets, Révérend ?
Rev SPN: C’est rendre le site plus viable. J’ai commencé à construire le temple, j’attends encore construire un foyer pour faire un centre charismatique et de recueillement spirituel, afin que les gens aient un moral au beau fixe. Actuellement, je suis à la recherche des fonds.
Propos recueillis par Annie Peln de Cameroon-Info.Net

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