La forme de gouvernement de l’EPRC

EGLISE PRESBYTÉRIENNE REFORMÉE DU CAMEROUN (E.P.R.C)

ETATS GENERAUX TENUS A ZOETELE NOV 2010

RAPPORT DE LA COMMISSION
« FORME DU GOUVERNEMENT »

PRELIMINAIRES

Nous avons jugé opportun d’énoncer en guise d’introduction, quelques principes généraux pour l’EGLISE PRESBYTERIENNE REFORMEE DU CAMEROUN (E.P.R.C), dans le souci de jeter plus de lumière sur les autres parties pour une compréhension aisée. Nous espérions que cette initiative permettra d’éviter non seulement de fausses interprétations, mais aussi des réflexions équivoques qui procèdent généralement d’une connaissance imparfaite du sujet.

  1. Tout le pouvoir de l’Eglise est essentiellement déclaratif, c’est-à-dire que les Saintes Écritures constituent l’unique règle de foi et de conduite. Aucune juridiction ecclésiastique ne peut prétendre initier des lois impliquant la conscience de son propre chef, toutes ses décisions doivent être fondées sur la volonté de Dieu.

  1. Notre Sauveur, pour l’édification de l’Eglise visible qui est son corps, a nommé des ministres, non seulement pour prêcher l’évangile et administrer les sacrements, mais aussi pour faire appliquer la discipline en vue de préserver à la fois la vérité et le sens du devoir. Il incombe donc à ces ministres et à toute l’Eglise de sanctionner ou d’enrayer l’erreur en observant les règles contenues dans la Parole de Dieu.

  1. Toute église chrétienne a le droit de définir les conditions d’admission en son sein, et de déterminer les qualifications de ses ministres et de ses membres, ainsi que tout son système de fonctionnement interne tel que prescrit par Jésus-Christ, le Maître de la vérité, Chef Suprême de l’Eglise.

  1. Il importe d’énoncer la vérité qui stipule que tous ceux qui sont recrutés comme ministres ou enseignants dans l’Eglise doivent être fiables en ce qui concerne leur foi. Certes, des hommes de bonnes mœurs et de bonne foi peuvent avoir des avis divergents, mais il revient aux chrétiens de faire preuve d’humilité et de tolérance les uns les autres

  1. Bien que le caractère, les qualifications et les compétences des ministres de l’Eglise soient édictés par les Saintes Ecritures, ainsi que les méthodes appropriés de leur investiture et de leur institution (Ex 18 :13-26 ; Nb 11 :16-17 ; Tite 1 : 5-9 ; I Pi 5 : 1-4), l’élection des personnes pour l’exercice de cette autorité dans une société donnée relève cependant de la compétence de cette société, mais alors soumise à la diligence de l’Esprit Saint.

  1. Si les principes bibliques et rationnels sont scrupuleusement observés, l’efficacité et la rigueur de la discipline contribueront à la gloire et au bonheur de toute l’Eglise. Etant donné que la discipline ecclésiastique doit être purement morale et spirituelle dans son objet, elle ne peut puiser sa force que dans sa propre justice, dans le consentement d’un public impérial et dans l’expression et la bénédiction du Grand Chef de l’Eglise.

CHAPITRE I : DE L’ÉGLISE

Article 1 :

L’Eglise de Dieu qui est dans le monde est une institution du Seigneur Jésus-Christ qui est élevé au-dessus de toute autorité et de tout pouvoir (Mtt 28 :18ss ; Eph 1 : 20ss ; 16 :18).

Article 2 :

L’Eglise universelle est composée de tous les hommes, issus de

toutes les Nations, qui professent Jésus-Christ comme leur

Seigneur et Sauveur, tout en respectant ses préceptes, ainsi que

leurs enfants (Act 2 : 39 ; I Co 1 : 2).

Article 3 :

Etant donné que cette multitude ne peut se réunir en un seul endroit pour la pleine communion ou pour rendre un culte à Dieu, il serait judicieux et comme l’indique les Saintes Ecritures, qu’elle se subdivise en plusieurs églises particulières (Gal 1 : 21-22 ; Ap 1 : 4, 20 ; Ap 2 : 1ss).

Article 4 :

Une église particulière est composée d’un certain nombre de chrétiens pratiquants, et de leur progéniture qui s’associent volontairement pour le culte divin et pour mener une existence pieuse en accord avec les Saintes Ecritures. Ils sont régis par une forme de gouvernement bien déterminée (Act 2 : 41, 47 ; 1Co 7 :14 ; He 8 : 5).

Article 5 :

Les églises et les communautés particulières doivent coopérer autant que possible dans un mouvement œcuménique, en vue de donner expression à leur unité en Jésus-Christ dans son corps qui est l’Eglise universelle.

CHAPITRE II : DES MINISTERES DE L’EGLISE

Article 6 :

Les ministres ordinaires et permanents de l’Eglise sont les Pasteurs

(I Tim 3 :1 ; Eph 4 :11-12) ; les représentants du peuple, appelés « Anciens de l’Eglise » (I Tim 5 :17) et les Diacres (Rm 16 :1 ; Phil 1 : 1).

  1. DES PASTEURS

Les Pasteurs sont les ministres de Jésus-Christ (ministres de la parole). A cet effet, ils sont chargés de l’administration cultuelle et didactique (enseignements, prière, sacrements, louanges) (Jr 3 : 15 ;

Ac 20 : 28 ; II Co 3 : 6 ; I Pi 5 : 2, 4…). Les hommes comme les femmes peuvent être appelés à ce ministère.

  1. DES ANCIENS DE L’EGLISE

Les Anciens de l’Eglise sont de véritables représentants des fidèles, élus par ces derniers en vue de s’occuper de la direction (administration ou gouvernement) et de la discipline au côté des Pasteurs (1Tim 5 : 17). Ce pouvoir est délégué du pasteur dans les domaines précis selon leurs compétences.

  1. DES DIACRES

Les Diacres ont la charge des œuvres caritatives : (administration, gestion, comptabilité)

  • Ils prennent soin des pauvres et des indigents, et leur distribuent l’aumône colletée pour eux ;

  • Ils assurent l’entretien des biens meubles et immeubles ;

  • Ils apportent leur soutien aux familles pastorales ;

  • Ils assurent le service de table, préparent la sainte cène ;

  • Ils assurent les prières pour les malades, l’évangélisation, l’éducation chrétienne des nécessiteux, etc.

CHAPITRE III : DES PRESCRIPTIONS DE L’EGLISE

Article 7 :

Les prescriptions du Christ, Chef Suprême de l’Eglise, aux églises particulières généralement constituées de leurs propres ministres sont :

  • Prier (Ac 6 : 4) ;

  • Chanter des louanges (Eph 5 : 19) ;

  • Lire, expliquer et prêcher la Parole du Seigneur (Ac 15 : 21 ;

Tite 1 : 9 ; Lc 4 : 16…) ;

  • Administrer les sacrements (Mt 28 : 19-20) ;

  • Jeûner et rendre des actions de grâce publiquement et de manière solennelle (Lc 5 : 35 ; Phil 4 : 6…) ;

  • Enseigner ce qu’est l’aumône, la collecter pour les pauvres et pour des desseins pieux (I Co 16 : 1,4) ;

  • Respecter la discipline et l’éthique, bénir les hommes

(He 13 : 17 ; I Thess 5 : 12, 13 ; II Co 13 : 13 ; Eph 1 : 2).

CHAPITRE IV : DU GOUVERNEMENT DE L’E.P.R.C

Article 8 : LE TYPE DE PRESBYTERIANISME

  1. Pour s’adapter au contexte africain, l’EPRC adoptera un presbytérianisme présidentiel efficace et pragmatique, qui favorise l’essor de la paix, de la prière et du développement dans l’Eglise. Le scrutin en sera uninominal et secret pour le vote des responsables et la prise de grandes décisions.

  1. L’Eglise aura pour responsable un Président, qui la dirige suivant les orientations adoptées ou arrêtées par l’Assemblée Générale. Il convoque et préside les assemblées. La durée de son mandat sera de 05 (cinq) ans renouvelable une seule fois. Le Président sera le représentant de l’Eglise aux plans national et international, ainsi qu’au niveau de toutes les juridictions (Synodes – Consistoires – Paroisses). De ce fait, il représente l’église auprès des autorités civiles, des églises sœurs et des organismes interconfessionnels.

Il sera assisté d’un Vice-Président de son choix, qui agit uniquement dans le cadre des missions à lui confiées par le Président.

  1. Le Secrétaire Général Exécutif gère l’église au quotidien. Il est chargé du suivi et de l’exécution des résolutions adoptées par l’Assemblée Générale. La durée de son mandat sera de 04 (quatre) ans renouvelable une seule fois.

  1. Les assises des juridictions (Consistoire, Synode, Assemblée Générale) sont constituées à égalité de délégués entre Pasteurs et Anciens de l’Eglise au prorata du nombre de membres communiants de chaque structure. Elles se tiendront à huis-clos (présence dans la salle des seuls délégués statutaires). Le choix des délégués Anciens de l’Eglise dans ces juridictions se fait soit par vote pour les Assemblées Consistoriales, soit par désignation en fonction de certains critères objectifs (spiritualité, moralité, pondération, objectivité, capacité intellectuelle à appréhender les problèmes…) pour les Assemblées Synodales et l’Assemblée Générale.

  1. Les bureaux des associations seront associés à la prise des décisions, de la base au sommet.

Article 9 : DE LA DEFINITION DU MEMBRE DE L’E.P.R.C

Est membre de l’EPRC :

  1. Toute personne qui confesse sa foi en Jésus-Christ, l’accepte comme Seigneur et Sauveur, est baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, s’engage à respecter les prescriptions des Saintes Ecritures et la constitution de l’EPRC.

  1. Les enfants des personnes ayant la qualité de membre telle que définie ci-dessus, baptisés mais n’ayant pas encore confirmé eux-mêmes leur foi chrétienne.

  1. Peuvent être admis sur leur demande comme membres de l’EPRC, après examen approfondi de leur situation, les personnes baptisées et admises comme membres des églises chrétiennes sœurs, mais qui quittent ces églises et qui sollicitent leur adhésion dans une paroisse de l’EPRC.

  1. Peuvent également être admis comme membre de l’EPRC, les personnes qui réaffirment leur foi en Jésus-Christ, ou qui proviennent d’une église protestante d’obédience réformée, régulièrement radiés et présentant une attestation délivrée par une autorité compétente de cette église.

  1. Les Catéchumènes non encore baptisés ne provenant pas de parents chrétiens, après expression de leur foi chrétienne, aspirent à la qualité de membre qu’ils n’acquièrent qu’après avoir reçu le Sacrement du Baptême.

Les membres de l’Eglise Presbytérienne Réformée du Cameroun (EPRC) se classent en deux catégories :

– les membres communiants

– les membres non communiants qui se trouvent dans l’une des

positions suivantes :

. les membres baptisés enfants en raison de la foi de

leurs parents, mais qui n’ont pas encore confirmé

eux-mêmes leur foi chrétienne ;

. les membres baptisés ayant eux-mêmes confirmé leur foi

chrétienne mais qui sont sous discipline.

De tout ce qui précède l’on peut conclure que les membres de l’EPRC inscrits dans une Paroisse comprennent :

  • les membres communiants, qu’ils soient présents ou éloignés s’ils n’ont pas sollicité leur radiation de cette paroisse et qui continuent d’y militer. Toutefois, les membres éloignés peuvent être affiliés à une autre, mais doivent le faire savoir à la paroisse d’origine pour obtenir une attestation de cette affiliation ;

  • les membres adultes non communiants s’ils n’ont pas sollicité leur radiation de la paroisse.

  • les catéchumènes baptisés ou non mais qui n’ont pas encore confirmé eux-mêmes la foi chrétienne.

  • les enfants des membres communiants ou non communiants qui ne sont pas encore catéchumènes.

Article 10 : DE L’ORGANISATION TERRITORIALE DE L’E.P.R.C

        1. De la Chapelle

Elle est installée par une paroisse. Elle ne jouit pas d’une autonomie. Elle fonctionne sous l’autorité de la paroisse qui l’a créée. Elle a vocation à devenir une paroisse.

Elle rassemble les fidèles d’une zone donnée (quartier dans un centre urbain, village dans la zone rurale) qui s’entendent pour adorer Dieu ensemble.

Les conditions suivantes doivent être réunies pour l’installation d’une chapelle :

  • Le nombre des membres communiants doit être d’au moins 100 pour les chapelles urbaines et d’au moins 50 pour les chapelles rurales ;

  • L’existence d’un lieu de culte ;

  • La possession d’un terrain en vue de l’érection de la chapelle en paroisse.

La chapelle est encadrée et animée par un catéchiste (évangéliste) exerçant sous l’autorité du modérateur de la paroisse qui l’a désigné et installé ; il représente le modérateur dans la Chapelle. Il est judicieux que celui-ci suive une formation de base.

Toute structure inférieure à la chapelle est une cellule de prière rattachée à la chapelle le plus proche.

  1. De la Paroisse

Elle est érigée par le consistoire, après une enquête favorable qui intègre la volonté de la communauté.

Elle couvre en principe le territoire d’un ou de plusieurs quartiers dans un centre urbain et celui d’un ou de plusieurs villages en la zone rurale.

Les conditions de son érection sont les suivantes :

– Effectif de 200 membres communiants au minimum ;

– Existence  d’un :

. temple en dur d’au moins 500 places assises ;

. local pour le culte d’enfants ;

. presbytère au moins ;

. terrain titré appartenant à l’Eglise.

La Paroisse est encadrée et animée par un modérateur, assisté éventuellement de pasteurs assistants pour des grandes Paroisses dans les proportions ci-dessous :

  • Un modérateur pour une Paroisse de 100 à 500 membres communiants ;

  • Un modérateur et un Pasteur Assistant pour une Paroisse de 501 à 1000 membres communiants ;

  • Un Pasteur Assistant par tranches supplémentaires de 500 membres communiants ;

  • Chaque Paroisse disposera d’un siège pour servir de bureau pour les travaux de conception, de secrétariat et d’archivage.

Les Paroisses urbaines doivent pouvoir célébrer au moins deux, voire trois cultes :

– un culte en :

. français ;

. langue nationale dominante dans la communauté ;

. anglais si nécessaire.

Les Paroisses rurales doivent pouvoir célébrer au moins un culte :

  • un culte en langue nationale dominante avec un résumé en langue française ou anglaise selon le cas.

  • Eventuellement un second culte dans la seconde langue nationale de la localité avec résumé en langue française ou anglaise selon le cas.

N.B. : les Paroisses existantes de moins de 100 membres communiants pourront continuer d’exister. Dans ce cas, un modérateur couvrira plusieurs Paroisses de ce type.

  1. Du Consistoire

Il est créé, modifié ou dissout par le Synode après enquête et selon la volonté des deux tiers des membres communiants du Consistoire. Les règles de procédure définissent les modalités de consultation de ses membres.

Il couvre en principe le territoire d’un département. Toutefois plusieurs départements peuvent constituer un consistoire. De même plusieurs consistoires peuvent exister dans un même département, mais sans interférence territoriale, c’est-à-dire en respectant scrupuleusement les limites administratives des arrondissements constituant le consistoire.

Le nombre de membres communiants dans un consistoire est de 3 000 au minimum, rassemblés dans cinq Paroisses au minimum.

Le consistoire doit disposer d’un bureau au chef-lieu de la juridiction. Le nombre de délégués d’un consistoire pour les assemblées du synode est constitué à égalité entre délégués pasteurs et délégués anciens de l’église :

  • Quatre délégués pour un consistoire de 3 000 membres ;

  • Deux délégués supplémentaires par tranche de 3 000 membres jusqu’à 30 000 membres ;

  • Un délégué supplémentaire pasteur ou ancien de l’église par tranche de 10 000 membres à partir de 30 000 membres jusqu’à 100 000 membres ;

  1. Du Synode

Il est créé, modifié ou dissout par l’Assemblée Générale après enquête du Conseil National intégrant l’avis des deux tiers des membres communiants du synode. Les règles de procédure définissent les modalités de consultation de ces membres.

Le synode couvre en principe le territoire d’une région, toutefois plusieurs régions peuvent constituer un synode ; de même une région peut abriter plusieurs synodes mais sans interférence territoriale. C’est-à-dire que les synodes respectent scrupuleusement les limites administratives des départements constituant le synode.

Le nombre de membres communiants d’un synode est de 10 000 au minimum. Le synode doit comprendre un minimum de trois consistoires.

Le synode doit disposer d’un bureau au chef-lieu de la juridiction.

N.B. : les centres urbains ou les départements rassemblant un minimum de 100 000 membres communiants pourront constituer un synode.

Exemple : Les Départements du MFOUNDI et du WOURI qui abritent les deux grandes métropoles nationales.

  1. De l’Eglise Centrale :

Elle sera constituée de :

    • L’Assemblée Générale (instance suprême) ;

Le Secrétariat Général Exécutif (instance d’exécution des décisions de l’Assemblée Générale et de l’administration de l’église au quotidien).

CHAPITRE V : DES JURIDICTIONS  LES DIFFERENTES INSTANCES DE L’E.P.R.C ; ORGANISATION ET ATTRIBUTIONS

Article 11 : DE LA PAROISSE

Pour un travail mieux élaboré et plus suivi favorisant le développement des paroisses, il serait indiqué de restructurer la paroisse et de répartir les tâches. Ainsi nous aurons au départ l’assemblée paroissiale, la session ou conseil paroissial et l’assemblée des fidèles. La paroisse est essentiellement présidée par un pasteur.

a) De l’Assemblée Paroissiale:

  • Elle est constituée de tous les anciens de l’église, de tous les diacres et des bureaux d’associations. Elle a le pouvoir législatif ; présidée par le pasteur de la paroisse, elle opère à travers ses comités (éducation chrétienne, évangélisation, construction et développement, prière, candidats, finances et œuvres, communication, organisation et comité juridique). Chaque comité est composé de 7 (sept) membres au moins et de 11 (onze) au plus, dont 3 (trois) anciens au moins. Le pasteur est responsable de l’institution des comités.

  • Elle élit les membres du conseil paroissial parmi les anciens essentiellement, elle élit également les délégués au consistoire, reçoit les propositions de candidature aux différentes charges de l’église, les étudie et les soumet au conseil paroissial qui décide en dernier ressort (excepté cependant les candidatures à la charge d’ancien, qui restent à l’appréciation du pasteur Ex 18 : 14ss ; Nb 11 : 16).

b) Du Conseil Paroissial ou Session:

  • Il est constitué du pasteur de la paroisse et des conseillers paroissiaux élus parmi les anciens de l’église pour un mandat de 3 (trois) ans.

  • Il jouit des pouvoirs exécutifs de la paroisse ; à ce titre, il veille à l’exécution des décisions prises par l’assemblée paroissiale, évalue le travail accompli par celle-ci ainsi que celui de toutes les structures de la paroisse. Par ailleurs, il assure la gestion des biens et des affaires financières. Il est présidé par le pasteur de la paroisse, qui a le pouvoir de le convoquer lorsqu’il le juge nécessaire.

  • Deux anciens et le pasteur constituent le quorum dans cette juridiction, dans le cas où l’appel est du pasteur ; si par contre l’appel est d’au moins de 3 anciens, le pasteur, les 3 anciens + le 1/3 des anciens constitueront le quorum.

  • Le conseil paroissial est chargé de la direction spirituelle de la paroisse. A cet effet, il évalue la conduite des membres de la paroisse et règle les litiges.

  • Il a le pouvoir d’admission, de suspension, d’exclusion des membres et de leur libération pour une autre paroisse.

  • Il a autorité sur l’utilisation des bâtiments et des biens de la paroisse.

  • Tout conseil paroissial rédige des procès verbaux fidèles à ses travaux ; ces procès verbaux sont soumis à l’appréciation du consistoire. Toute réunion doit être ouverte et clôturée par une prière.

  • Le conseil paroissial est chargé de l’organisation du culte ; il détermine les heures et les endroits pour les différentes célébrations cultuelles. Il supervise l’école du dimanche et les différents groupes et organisations de la paroisse.

  • Le conseil paroissial est tenu de posséder des registres et des rôles où sont inscrites les personnes admises ou suspendues de la Table Sainte, les décès et les autres départs des membres de la paroisse.

  • Il peut, au cas où cela est nécessaire, élire un ancien chargé du secrétariat, et un diacre ou un ancien chargé de la trésorerie.

c) De l’Assemblée des fidèles:

Elle est constituée de tous les membres communiants de la Paroisse. Sa prérogative particulière est qu’elle décide sur le sort des candidats à la consécration par un vote.

Article 12 : DU CONSISTOIRE

Il représente l’église au niveau de sa circonscription. Il rend compte de ses assises au synode. Il supervise, évalue et contrôle les paroisses.

Deux structures sont proposées à ce niveau :

  • l’assemblée consistoriale,

  • le conseil consistorial.

  1. l’Assemblée Consistoriale

Elle rassemble les membres du bureau du consistoire, les délégués des paroisses et les trois responsables de chaque association (président, secrétaire, trésorier).

  • tous les pasteurs du consistoire sont délégués à ces assises ;

  • l’assemblée consistoriale élit un président, un pasteur au profil idoine pour un mandat de 3 (trois) ans renouvelable une seule fois. Le président propose lui-même à l’assemblée consistoriale son vice président, ancien d’église ou pasteur au profil idoine pour des facilités de collaboration. Il nomme les autres membres du bureau sur proposition du conseil consistorial ;

  • L’assemblée consistoriale se réunit tous les 3 (trois) ans, du jeudi (jour d’arrivée) au dimanche (jour de départ) sous la direction du président. Les frais de déplacement des délégués sont à la charge des paroisses 

  • L’assemblée consistoriale vote les délégués au synode et à l’assemblée générale ;

  • L’assemblée consistoriale fait exécuter les décisions de l’assemblée générale et les instructions du synode ; elle évalue et contrôle le travail des paroisses ;

  • L’assemblée consistoriale a compétence pour recevoir, et étudier tous les appels, toutes les plaintes et les référés à lui dûment soumis par les sessions des paroisses ; elle les soumet à l’appréciation du conseil consistorial ; sous réserve de soumettre certains de ces litiges à la commission juridique ;

  • L’assemblée consistoriale examine les candidatures au saint ministère, qui seront proposées à l’assemblée générale qui statue en dernier ressort ;

  • Les pasteurs des autres consistoires ou d’une église sœur peuvent être invités à siéger, en cas de besoin au consistoire en qualité de membres correspondants. Ils auront le droit de délibérer et de donner des conseils, mais pas le droit de voter les décisions du consistoire.

  • En cas de besoin, tous les pasteurs d’un consistoire peuvent se réunir à huis clos, à un endroit précis au sein du consistoire des paroisses qu’ils dirigent ; il en sera de même pour leur propre santé spirituelle ; ceci pourra faire l’objet d’une retraite spirituelle particulière.

Sont rattachés à l’assemblée consistoriale :

Les comités :

. juridique (de discipline)

. de nomination

. d’évangélisation/construction

. d’éducation chrétienne

. d’histoire

. des finances

b) Le Conseil Consistorial

– il est constitué du bureau du consistoire et des conseillers

consistoriaux élus par les paroisses, parmi les anciens de l’église pour

un mandat de 2 (deux) ans ;

– le conseil consistorial veille à l’exécution des décisions prises par

l’assemblée consistoriale, évalue le travail accompli par celle-ci ;

– le conseil consistorial examine, approuve ou censure les minutes des

conseils paroissiaux ; il statue sur des problèmes relatifs à la

discipline dûment et raisonnablement soumis par l’assemblée

consistoriale, il condamne les opinions erronées qui sapent la pureté

ou la paix de l’église ;

– le conseil consistorial rédige des procès verbaux fidèles à leurs

travaux et les soumet au synode, ils devront comporter le nom des

membres entrants ou libérés, les membres rayés du rôle pour cause de

sanction ou de décès, la création de nouvelles communautés, et en

général tous les changements importants intervenus dans

le consistoire pour l’année en cours ;

– le conseil consistorial se réunit chaque année pour gérer le consistoire

à l’intervalle de deux assemblées ;

– le secrétariat exécutif du consistoire est dirigé par un pasteur au

profil idoine, nommé par le président, sur proposition du conseil pour

un mandat de deux ans renouvelable une seule fois. Il sera chargé du

service :

. de la communication ;

. du courrier, de la documentation et des archives

. de l’informatique et de la statistique.

Celui-ci comprend  le bureau de :

. l’évangélisation ;

. l’éducation chrétienne et du suivi des associations ;

. le bureaux des œuvres de témoignage ;

. le bureau des ressources financières et matérielles.

Article 13 : DU SYNODE

Il représente l’Eglise au niveau de sa circonscription. Il rend compte de ses activités au secrétariat général. Il supervise, évalue et contrôle les consistoires.

Deux structures sont proposées à ce niveau :

  • l’assemblée synodale

  • le conseil synodal.

  1. l’assemblée synodale

  • il est constitué des membres du bureau du synode, des délégués des consistoires et les trois membres de chaque association au niveau du synode (président, secrétaire, trésorier) ;

  • tous les pasteurs du synode sont délégués aux assises dudit synode ;

  • l’assemblée synodale élit un président pour un mandat de 3 (trois) ans renouvelable une seule fois. Il sera un pasteur au profil idoine. Il propose lui-même à l’assemblée synodale son vice président qui sera un pasteur ou un ancien d’église au profil idoine pour des facilités de collaboration. Il nomme les autres membres du bureau sur proposition du conseil synodal ;

  • les dispositions prévues pour les membres correspondants du consistoire s’appliquent aussi au synode ;

  • l’assemblée synodale se réunit selon les mêmes dispositions que l’assemblée consistoriale ;

  • l’assemblée synodale fait exécuter les décisions de l’assemblée générale et les instructions du secrétariat général ; elle évalue

et contrôle le travail des consistoires sous la direction de son

président ;

  • l’assemblée synodale reçoit et étudie les appels, les plaintes et les référés à lui dûment confiés par les consistoires ; les soumet à l’appréciation du conseil synodal ; sous réserve que les litiges soient portés à la commission juridique. Elle prend cependant des décisions en tenant compte de l’avis des consistoires relevant de son autorité dans un esprit visant à promouvoir l’édification de l’église ;

  • l’assemblée synodale doit s’assurer que la santé spirituelle et temporelle de ses ministres et de ses paroisses est convenablement entretenue.

Sont rattachés à l’assemblée synodale :

  • le comité juridique,

  • le comité de nomination.

b) Le Conseil Synodal

– il est constitué du bureau du synode et des conseillers synodaux élus par les consistoires pour un mandat deux ans ;

– le conseil synodal veille à l’exécution des décisions prises par l’assemblée synodale, évalue le travail accompli par celle-ci ;

– le conseil synodal examine, approuve ou censure les minutes des conseils consistoriaux, il statue sur des problèmes relatifs à la discipline dûment et raisonnablement soumis par l’assemblée synodale. Il redresse tout acte contraire à l’ordre établi dans les consistoires. Il prend des mesures effectives visant à s’assurer que les consistoires respectent la constitution de l’église ;

– le conseil synodal rédige les procès verbaux fidèles de ses travaux et les soumet à l’appréciation de l’assemblée générale. Il lui rapporte le nombre de ses consistoires, de ses membres et de tous les changements y relatifs ;

– le conseil synodal se réunit chaque année pour gérer le synode à l’intervalle de deux assemblées.

Le secrétaire exécutif du synode, nommé par le président sur proposition du conseil synodal, pour un mandat de deux ans renouvelable une seule fois, sera un pasteur au profil idoine.

Il aura pour charge :

– le service du courrier, de la documentation et des archives,

– le service de la communication.

– le service de l’information et de la statistique qui comprend :

. le service de l’évangélisation et de l’aumônerie ;

. le service de l’éducation chrétienne auquel sont rattachés les

bureaux de l’éducation chrétienne, du suivi des associations, et

de la femme ;

. le service des œuvres auquel sont rattachées les bureaux de

l’œuvre médicale et scolaire ;

. le service de l’administration et du développement auquel sont

rattachés les bureaux des ressources humaines, des ressources

financières, du matériel et des infrastructures, des projets et du

développement.

Article 14 : DE L’ASSEMBLEE GENERALE

C’est l’instance suprême de l’église qui vote les lois. Deux structures sont proposées à ce niveau :

– l’Assemblée Générale,

  • le Conseil National.

a) L’ASSEMBLE GENERALE :

– elle est constituée du bureau de l’église et des délégués élus les consistoires (Pasteurs et Anciens en nombre égal) ;

– elle est présidée par le président de l’église, élu pour un mandat de 5 (cinq) ans renouvelable une seule fois ; il sera un pasteur ayant un profil bien défini par texte séparé ; il propose lui-même à l’assemblée générale son vice président, pasteur ou ancien d’église au profil bien défini pour les facilités de collaboration ;

– elle se réunit après 4 (quatre) ans et par rotation dans les synodes, du mercredi (jour d’arrivée) au dimanche (jour de départ). Toutefois, il est indispensable qu’elle se tienne dans un chef lieu de région ou de département disposant de structures adéquates pour des raisons évidentes de sécurité, de commodité et de facilité de communication ;

– elle peut se réunir en session extraordinaire au siège des institutions pour élire un président en cas de vacance dudit poste, pour une raison ou pour une autre ;

– elle dispose d’une cour suprême (commission de discipline) chargée de juger toutes les affaires qui lui sont soumises soit par l’assemblée générale elle-même, soit par le conseil national pendant l’intercession.

– la commission de discipline présente son rapport à l’assemblée générale qui décide en dernier ressort et sa décision est communiquée au conseil national pour exécution.

b) DU SECRETARIAT PARTICULIER DU PRESIDENT :

Il traite des affaires confidentielles et personnelles du Président. A ce titre, il comprend les organes suivants :

  • le bureau du courrier personnel et/ou confidentiel ;

  • le bureau des archives ;

  • la cellule de communication.

c) DU CONSEIL NATIONAL :

Il a pour mission de veiller à l’exécution des décisions de l’assemblée générale, et d’évaluer le travail accompli par le secrétaire général et les synodes.

Sa composition est la suivante :

– le bureau de l’assemblée générale (Président, Vice Président,

Secrétaire Général, Trésorier) ;

– les bureaux des synodes (Président, Vice Président, Secrétaires

Exécutifs)

– les présidents des bureaux nationaux des associations (FCP, JECP,

HCP).

Le conseil national se réunit chaque année pour gérer l’église dans l’intervalle des sessions de l’assemblée générale.

Il est présidé par le Président de l’église ; et le secrétariat est assuré par le secrétaire général.

Les membres du bureau de l’église sont nommés par le président, sur proposition du conseil national. Sont rattachés au conseil national :

– l’inspection générale des services,

– le comité des nominations et d’affectation des pasteurs.

Le secrétaire général, nommé pour un mandat de 4 (quatre) ans renouvelable une seule fois, sera un pasteur au profil idoine. Il sera au centre de l’administration de l’église.

Seront directement rattachés à son service :

. le service du courrier, de la documentation et des archives ;

. la cellule de l’informatique et des statistiques ;

. la cellule de la communication ;

. la cellule juridique et du contentieux.

Le secrétaire général sera chargé de coordonner les activités dans chacun des domaines suivants représentant des directions :

  1. la direction de l’évangélisation et de l’aumônerie, à laquelle sont rattachées :

– les sous directions de :

. l’évangélisation,

. l’aumônerie ;

  1. la direction des œuvres, à laquelle sont rattachées :

– les sous directions de l’oeuvre:

. médicale ;

. scolaire et universitaire.

  1. la direction de l’éducation chrétienne et de la littérature chrétienne à laquelle sont rattachées :

– les sous directions de :

. l’éducation chrétienne,

. la littérature chrétienne et du suivi des associations à laquelle

est rattaché  le service du suivi :

* de la JECP,

* des FCP,

* des HCP, et

* de tout autre association, des arts et de la culture.

d) la direction des ressources humaines à laquelle sont rattachés les

services des :

* pasteurs, licentiates et des élèves pasteurs,

* autres personnels.

e) la direction des ressources financières et matérielles à laquelle sont

rattachés les services :

* du budget et des finances,

* de la trésorerie,

* du matériel et des infrastructures.

f) la direction du partenariat et du développement à laquelle sont rattachés

  les services du :

* partenariat, et

* développement.

CHAPITRE VI : DE L’ELECTION ET DE LA CONSÉCRATION DES RESPONSABLES

Il s’agit ici de l’élection et de la consécration des responsables (représentants des fidèles) que sont les anciens et les diacres.

Article 15 : ELECTION

Chaque congrégation (paroisse) élira des personnes (hommes ou femmes) parmi les membres à la fonction d’ancien d’église ou à celle de diacre, selon l’usage reconnu, et qui sera consigné dans un document séparé. Cependant, les candidats à ces charges doivent nécessairement être membres communiants et réguliers de cette communauté.

  1. Les anciens de l’Eglise :

Ils sont d’abord choisis et présentés par le pasteur, grâce à l’assistance de l’Esprit Saint. Puis ils sont élus par les fidèles en vue de s’occuper de la direction des affaires et de la discipline au sein de la congrégation, au côté du pasteur, comme aides (Ex 18 : 13 – 27, Nb 11 : 16 – 17).

  1. Les diacres

Ils sont aussi choisis et élus par le peuple de Dieu sous l’influence de l’Esprit Saint. Cependant, les saintes écritures soulignent clairement que le ministère de diacre est différent des autres au sein de l’église. Les diacres ont en effet pour tâche de prendre soin des pauvres et de leur distribuer l’aumône collectée à cet effet. De plus, les diacres se voient confiés l’administration des biens temporels de l’église. (Ac 6 : 1 – 6).

Toutefois, L’EPRC autorise les anciens de l’église aussi bien que les diacres à prêcher la parole, sous la supervision du pasteur ou du catéchiste.

En tout état de cause, il revient au pasteur d’apprécier, en dernier ressort, le choix des responsables cités ci-dessus.

Article 16 : CONSECRATION

Ceux qui ont été élus aux fonctions de diacre ou d’ancien de l’église et les intéressés ayant eux même acceptés, seront installés par les soins d’un pasteur et de la manière suivante :

Dans un culte normal, après le sermon, le pasteur qui préside la cérémonie indiquera de façon précise la nature de la fonction, et les devoirs à accomplir par l’ancien ou le diacre. Il posera à l’élu les questions suivantes :

  1. Crois-tu en un seul Dieu manifesté en trois personnes : Père, Fils et Saint Esprit, et confesses-tu à nouveau le Seigneur Jésus Christ comme ton Sauveur et Seigneur, et le reconnais-tu au-dessus de toutes choses, comme Chef de l’Eglise qui est son corps ?

  1. Crois-tu que les Saintes Ecritures, Ancien et Nouveau Testaments, sont la parole de Dieu, la seule règle infaillible de foi et du service Acceptes-tu et considères-tu que la confession de Foi et les catéchismes de cette Eglise sont conformes à la doctrine enseignée dans les Ecritures Saintes ?

  2. Acceptes-tu, la forme de Gouvernement et la discipline de l’Eglise Presbytérienne Réformée du Cameroun ?

  1. Acceptes-tu de prendre la charge d’ancien (ou de diacre) dans cette Eglise ; et promets-tu d’accomplir les devoirs et d’essayer, par la grâce de Dieu de te couvrir de l’Evangile, et d’être un exemple, pour la paroisse dont Dieu t’a fait responsable ?

  1. Promets-tu la soumission à tes frères dans le Seigneur ?

  1. Promets-tu d’être un artisan de paix, d’unité et de pureté dans l’Eglise ?

Si les réponses sont affirmatives, le pasteur déclare alors : « Dieu te voit et il entend tes paroles d’engagement ». Puis, il posera la question suivante aux membres de la Paroisse :

« Vous membres de cette paroisse de ………….., reconnaissez-vous, et recevez-vous ce frère (cette sœur) dans la foi comme ancien (diacre), promettez-vous de l’encourager, de reconnaître son autorité dans le Seigneur, l’honneur lié à sa charge, selon la parole de Dieu et la Constitution de notre Eglise ? »

Les membres de l’Eglise ayant répondu à cette question, la main levée en signe affirmatif, le pasteur poursuivra le service de consécration par la prière et l’imposition des mains, l’élu étant à genoux. Après cette prière de consécration, le Pasteur dira :

« Au nom du Seigneur Jésus Christ, Chef Suprême de l’Eglise, et considérant la puissance qui m’avait été transmise par l’imposition des mains des ministres de la parole, je te déclare maintenant dûment ordonné et mis à part pour le Saint Service d’Ancien (Diacre) ; tu as reçu une portion admirable de l’Eprit Saint ! ».

Ensuite, les membres de la Session ou les Diacres dans le cas d’ordination d’un diacre, salueront et prendront le nouveau consacré (ancien ou diacre) par la main droite en disant chacun : « Je te tends la main droite d’amitié et de collaboration ».

L’office d’ancien et celui de diacre sont tous deux perpétuels, et ils ne peuvent pas être mis de côté par plaisir. Nul ne peut être dépouillé de l’un de ces offices, si ce n’est par déposition. Cependant, un ancien ou un diacre peut, à cause de l’âge ou de l’infirmité, devenir incapable d’accomplir les devoirs de son office.

Quand un ancien ou un diacre ne peut plus accomplir son service soit à cause de la faiblesse physique, soit parce que les hommes n’acceptent plus son service, mais n’étant pas coupable d’un péché, le Conseil paroissial doit vérifier et tout écrire dans les Minutes. Toutefois, une pareille mise à l’écart ou cessation de service ne peut se faire, sans le consentement de l’intéressé, à moins que le Consistoire n’en décide autrement.

CHAPITRE VII : DES CANDIDATURES AU MINISTERE DE L’EVANGILE

Les Saintes Ecritures exigent que les candidats au Ministère de l’Evangile soient au préalable soumis à certaines épreuves et que ce saint ministère ne soit pas dégradé du fait qu’il est exercé par des personnes faibles et indignes. A cet effet, les consistoires peuvent recevoir et inscrire comme candidats à la consécration, les personnes qui, selon eux et à la suite d’une formation et d’une mise à l’épreuve de leurs talents, présentent les aptitudes adéquates au ministère de l’Evangile.

Article 17 : CANDIDATURE AU SAINT MINISTERE

Un candidat au saint ministère est un membre communiant régulier de l’église qui, se sentant appelé à prêcher l’évangile, est inscrit comme tel dans le consistoire, qui à juridiction sur l’église dont il est membre. Il poursuit des études et une formation pratique visant à le préparer à recevoir la consécration des mains des ministres du culte, sous la supervision générale de l’église centrale.

Toute personne désirant être placée sous la direction d’un consistoire en qualité de candidat au ministère doit avoir été membre communiant de l’EPRC pendant une période de 24 mois au moins avant la date à laquelle sa demande est soumise au consistoire. Il adresse sa demande au consistoire par le canal de la session de sa paroisse. La session la transmet, en y joignant ses remarques au Secrétariat du consistoire au moins 3 mois avant la date à laquelle le consistoire est requis pour l’étudier. Les dispenses à ces exigences ne peuvent être accordées que sur décision des ¾ des membres du consistoire présents, et les raisons de chaque dispense sont entièrement consignées dans les procès verbaux du consistoire qui seront transmis au synode pour acheminement au secrétariat général.

Le Consistoire transmet promptement la demande au comité compétent, qui procède à un examen minutieux du caractère et de la conduite du candidat, de ses aptitudes spirituelles, émotionnelles au saint ministère. Le rapport de ce comité au consistoire, contient des aspects qui ont une incidence sur ses capacités à exercer ce ministère

Ce rapport doit également contenir des recommandations spécifiques relatives à la réception ou non du candidat par le consistoire. Il est demandé au comité de faire des recommandations au consistoire pour chaque cas à lui soumis.

Lors de son passage au comité, le candidat répondra aux préoccupations suivantes en relation avec son expérience religieuse aux caractéristiques du service ecclésiastique dans lequel il est engagé, et les raisons qui le poussent à considérer le ministère auquel il postule comme une vocation :

a) croyez vous, autant que vous connaissez votre cœur, être

appelé à l’office du ministère chrétien ?

b) promettez-vous, qu’avec le concours de la grâce de Dieu, vous

allez revêtir un caractère et une conduite dignes d’un chrétien,

et que vous resterez diligent et fidèle tout au long de votre

préparation au saint ministère ?

c) promettez-vous de vous soumettre à la direction du consistoire

pour les questions relatives à votre préparation au saint

ministère ?

d) désirez-vous aujourd’hui être reçu par le consistoire comme

candidat au saint ministère de l’Eglise Presbytérienne

Réformée du Cameroun ?

Si à ces questions le candidat donne une réponse affirmative, le comité le présentera ensuite à l’assemblée consistoriale pour vote, et la demande sera transmise au conseil consistorial pour suivre la procédure en vigueur.

Le candidat reste toujours un membre communiant d’une paroisse donnée et doit faire l’objet d’une attention particulière et des prières spéciales de la part de la session dont il relève. Le candidat reste soumis à la discipline de la session. Toutefois il est sous la supervision de l’Eglise Centrale en ce qui concerne sa formation préparatoire au ministère. Il ne doit en aucun cas s’affilier à une autre église, sauf après, sa démission dûment constaté selon la procédure normale : lettre de démission, à laquelle il joint une liste de toutes les raisons l’ayant motivé. Il perd son statut de candidat au saint ministère et aucun consistoire ne peut le rétablir, sauf si le candidat recommence toute la procédure définie ci-dessus.

Il revient au consistoire de témoigner de l’intérêt et de la sollicitude au candidat, de lui donner constamment des conseils sur ses études, sa formation pratique et sur les institutions scolaires qu’il doit fréquenter. Pendant que le candidat poursuit ses études, il incombe au consistoire de le conseiller d’inclure dans ses études des matières qui lui permettront de satisfaire aux conditions d’admission au séminaire prescrites par l’Assemblée Générale. En aucun cas, le candidat ne peut supprimer de son cursus l’une des matières prévues dans la forme de gouvernement pour les tests à l’ordination sans accord préalable du consistoire, obtenu à la majorité des ¾ des membres présents lorsqu’une telle dispense est accordée, le consistoire le consigne par écrit de même que les raisons l’ayant motivé.

Pour sa formation à la chrétienté, et en raison des fonctions qu’il pourrait exercer, et afin que sa formation soit plus solide, on encouragera le candidat à prendre part à un service de l’Eglise, et cela après un an au moins d’études au séminaire, généralement pas avant. La session doit l’autoriser et l’encourager à présider le culte public et à expliquer la Bible aux chrétiens. Ces fonctions seront exercées sous la supervision de sa session et également sous l’œil critique et la direction des instructeurs du candidat. Le candidat sera donc soumis à un stage dans une paroisse lors des vacances, et la session de cette paroisse donnera un rapport de stage, à apprécier au consistoire qui le transmettra à l’Eglise Centrale. Cependant, dans aucune circonstance, il ne peut être autorisé à exercer comme modérateur d’une session, à administrer des sacrements ou à célébrer le mariage.

Le candidat est requis de se présenter en personne devant le consistoire à la fin de sa troisième année de séminaire, ou au plus tard six mois avant la date à laquelle il est censé subir un test en vue de son affectation comme licentiate. La dispense à cette exigence ne peut être faite que par décision de la majorité des ¾ des membres présents du jury. Celui-ci exige par ailleurs du séminaire un rapport annuel sur le comportement, la diligence et l’évolution des études du candidat.

Article 18 : INSTALLATION DES LICENTIATES

L’Eglise donnera au candidat l’autorisation de prêcher la Parole de Dieu, afin de s’assurer qu’il aime et accepte bien le ministère pastoral, avant de recevoir la consécration. En effet, avant d’être installé licentiate, le candidat demeure membre communiant d’une paroisse. Dès son installation comme licentiate, il passe sous l’autorité du consistoire.

L’Eglise évaluera le candidat dans au moins trois matières y compris le sermon, l’exégèse et la doctrine. La note définitive globale permettant l’admission au grade de licentiate sera d’au moins 12/20 en moyenne dans l’ensemble des matières, le résultat devra être consigné dans les procès verbaux de l’Eglise. En plus de ces notes, l’Eglise examinera au fond le candidat en y apportant le plus grand soin tel qu’il l’a fait au moment de son admission au séminaire.

Si le résultat aux examens effectués tel que ci-dessus est positif, le candidat sera installé «licentiate», et le président lui posera les questions suivantes :

  1. croyez-vous en un seul Dieu qui s’est révélé au monde comme

Père, Fils et Saint Esprit, confessez-vous à nouveau Jésus Christ

comme votre Seigneur et Sauveur et le reconnaissez-vous au

dessus de toutes choses, comme Chef (tête) de l’Eglise qui est son

corps ?

  1. croyez-vous que l’Ecriture (Ancien et Nouveau Testaments) est la

Parole de Dieu, la seule règle infaillible de la foi et du service ?

  1. acceptez-vous et faites vous la confession de foi et les

catéchismes de cette Eglise, comme étant conformes à

l’enseignement de l’Ecriture Sainte ?

  1. acceptez-vous être artisan de paix, d’unité et de pureté dans cette

Eglise de Jésus Christ ?

  1. promettez-vous obéissance à ce consistoire ou à un autre, partout

où l’on pourra vous affecter ?

Après les réponses affirmatives du candidat, le président fera une prière appropriée, et il dira :

« Au nom de Jésus Christ, et par le pouvoir dont il a lui-même investi son Eglise, en vue du progrès de son œuvre, nous vous donnons l’autorisation, la licence d’annoncer l’Evangile partout où Dieu vous enverra en tant que candidat au saint ministère. Nous implorons que la bénédiction divine soit sur vous, et que le Saint Esprit remplisse votre cœur. «Amen»

Article 19 :

Tous les actes d’installation du licentiate seront minutieusement relevés par écrit, tels qu’il se sont déroulés : lieu ……….. date ……… l’Eglise ………….. a reçu un bon témoignage se rapportant à la ……….. (nom de licentiate) …………. Il est membre communiant régulier de la paroisse de ………., puis au consistoire de ……………., homme juste et paisible, il a reçu une formation suffisante. L’Eglise l’a déjà éprouvé pour sa consécration comme licentiate. Et puisqu’il a déjà répondu affirmativement à toutes les questions, elle consacre …… (Nom) …….. Licentiate et accepte qu’il proclame la parole de Dieu dans ce consistoire, comme candidat au ministère pastoral, partout où il lui sera demandé de travailler.

Article 20 :

La durée du service d’un licentiate ne peut excéder deux ans. Cette période doit être mise à profit par l’Eglise pour approfondir la formation pratique du candidat au saint ministère et mieux observer sa personnalité et son caractère. Elle aboutit à la consécration de l’intéressé si cet ultime examen est favorable dès la fin de la période maximale de 2 ans. Toutefois, en fonction de ses besoins propres et sans négliger les objectifs du service du licentiate, l’Eglise peut consacrer des candidats au saint ministère à tout moment pendant ledit service. Quoiqu’il en soit, un licentiate n’est pas autorisé à administrer les sacrements, ou bénir les mariages.

CHAPITRE VIII : DE LA CONSECRATION PASTORALE

Article 21 :

Lorsqu’un candidat au saint ministère, ayant passé au moins une année de stage pratique et obtenu un diplôme dans un établissement d’enseignement supérieur ou dans une université reconnue, a achevé son programme d’études dans un séminaire de théologie presbytérien, ou présenté un diplôme équivalent ayant été approuvé par l’Eglise, et a reçu un appel pour remplir des services sacerdotaux auprès de l’Eglise, celle-ci doit indubitablement procéder à sa consécration.

Des mesures efficaces peuvent être prises en vue d’éviter l’admission des personnes mal préparées au saint ministère.

Lorsque l’église est entièrement satisfaite des aptitudes du candidat pour le saint ministère, elle fixe un jour pour sa consécration qui doit se dérouler au siège des institutions. Cependant, des motifs précis peuvent amener à déplacer la cérémonie dans une paroisse précise

Le jour de la consécration l’Eglise ayant été invitée, un pasteur désigné au préalable pour remplir ces fonctions, prononce une prédication adaptée à l’occasion. Le Président de l’église supervise la cérémonie, du haut de la chaire, une lecture du rapport relatif à la préparation et à la consécration est faite ; on mettra l’accent sur la nature et l’importance de la consécration et on cherchera à impressionner la communauté en montrant le caractère sacré de l’évènement. Ensuite se tournant vers le candidat, l’officient lui pose les questions suivantes :

a) Croyez-vous en un seul Dieu, le Père, le Fils et le Saint Esprit, et

confessez-vous de nouveau le Seigneur Jésus Christ comme votre

Sauveur et votre Dieu, et le reconnaissez- vous comme le Chef de

toutes les choses de l’Eglise qui est son Corps ?

b) Acceptez-vous que les Ancien et Nouveau Testaments sont la Parole

de Dieu, unique règle infaillible de foi et de conduite ?

c) Acceptez-vous et adoptez-vous sincèrement le fait que la Confession

de foi et les Catéchismes de cette Eglise s’inspirent du système de

doctrine enseigné dans les Saintes Ecritures ?

d) Approuvez-vous le Gouvernement et la Discipline de l’Eglise

Presbytérienne Réformée du Cameroun ?

e) Promettez vous soumission à vos frères en Christ ?

f) Etes-vous persuadé, autant que vous connaissez votre coeur, de

chercher le service du Saint Ministère pour l’Amour de Dieu et pour

un désir sincère de proclamer sa gloire à travers l’Evangile de son

fils ?

g) Promettez-vous zèle et fidélité dans le maintien des vérités de

l’Evangile, ainsi que de la pureté et de la paix de l’église, quelles

que soient les persécutions ou les résistances auxquelles vous pouvez

vous heurter ?

h) promettez-vous à ne servir que le seul Dieu Tout Puissant, et à vous

détourner scrupuleusement de toute autre cercle esotérique, de

pratiques occultes et de sorcellerie, qui détournent les chrétiens

dont vous êtes bergers de la saine doctrine ?

i) Vous engagez-vous à être fidèle et diligent dans l’exercice de toutes

vos fonctions en tant que chrétien et ministre de l’Evangile, qu’elles

soient personnelles ou relatives, privées ou publiques ; et de

chercher par la grâce de Dieu, à conduire votre vie à la lumière du

ministère de l’évangile, et de marcher avec une piété exemplaire à la

tête du troupeau dont Dieu vous a établi le gardien ?

Le candidat ayant donné une réponse affirmative à ces questions, s’agenouille. Le pasteur officiant le met à part et le fait solennellement entrer au Saint Ministère de l’Evangile ; pendant ce temps, des prières sont offertes et les pasteurs procèdent à l’imposition des mains au candidat selon la tradition apostolique. La prière terminée, le candidat se relève. Le pasteur officiant en premier lieu, le prend par la main droite ; ensuite et par ordre, tous les autres pasteurs, en prononçant les paroles suivantes :

« Nous vous donnons la main de la collaboration afin de prendre part à ce ministère avec nous ». Le président dit ensuite : « Je prononce et déclare maintenant que (A.B.) a été régulièrement consacré au Ministère de l’Evangile, en conformité avec la Parole de Dieu et selon la Constitution de l’Eglise Presbytérienne Réformée du Cameroun et de ce fait, il a droit au soutien, à l’encouragement, ainsi qu’à l’honneur et à l’obéissance dans le Seigneur, au nom de Père et du Fils et du Saint Esprit, Amen ».

Après cette déclaration, le pasteur officiant, ou tout autre pasteur désigné à cet effet, adresse solennellement une exhortation au pasteur nouvellement consacré afin qu’il fasse preuve de persévérance dans l’accomplissement de ses tâches. Ensuite, après une prière et le chant d’un psaume ou d’un hymne, le pasteur nouvellement consacré prononce la bénédiction finale et donne congé à la communauté.

Article 22 :

L’Eglise consigne dûment l’opération de la manière suivante :

A…………………, le ………………………….. jour du mois de ………………….., l’Eglise …………………. ayant reçu des preuves que (A.B.) a rempli toutes les conditions prévues dans la Constitution de celle-ci à savoir : qu’il est resté pendant une période convenable sous la direction du consistoire et sous la supervision générale de l’Eglise, qu’il a reçu un appel approuvé pour rendre des services ecclésiastiques.

Après avoir donné satisfaction à l’appréciation de l’Eglise pour sa consécration, (A.B.) a été dûment consacré par l’imposition des mains des ministres du culte au service ecclésiastique dans l’Eglise universelle et précisément au sein de l’EPRC, où il sera appelé à servir et affecté directement dans une paroisse précise au sein d’un consistoire donné.

CHAPITRE IX : DE L’APPEL ET DE L’INSTALLATION D’UN PASTEUR

Article 23 :

Chaque paroisse doit être sous la charge d’un pasteur et au cas où il y a un poste vacant, paroisse concernée procède immédiatement à l’élection d’un pasteur de la manière suivante : la session convoque une réunion des fidèles qui se tient dans les locaux habituels du culte en vue d’élire un comité de nomination représentatif de toute la communauté. Ce comité est chargé de proposer un candidat au poste de pasteur. Des informations sur l’heure, le lieu et le but de la réunion sont publiées au moins deux dimanches avant le jour de ladite réunion. Le comité de nomination entre en consultation avec la commission des relations ecclésiastiques. Lorsque le rapport du comité est prêt, il avise la session qui convoque les fidèles dans les locaux habituels du culte en vue de statuer sur le rapport du comité de nomination. Des informations concernant l’heure, le lieu, et Le but de la réunion sont publiées au moins deux dimanches avant le jour de la réunion. La procédure est la même lorsqu’il s’agit d’un pasteur associé.

Article 24 :

Selon les fonctions qu’il exerce, la relation entre un ministre et la paroisse peut être celle d’un pasteur, un pasteur associé, d’un pasteur assistant, d’un officiant intérimaire. Ils sont tous des officiants consacrés.

  1. Le pasteur ou le pasteur associé est élu par la communauté, et l’appel de ces derniers doivent, d’une manière générale, se conformer aux questions de la Forme de Gouvernement. Les conditions de l’appel, par lequel l’église établit les relations pastorales, ne peuvent pas être modifiées, sauf sur accord de l’église. La demande d’une telle modification, qui doit être étudiée par l’église, et sera faite soit par le pasteur concerné, soit par l’église concernée à la suite d’une décision prise lors d’une réunion de la communauté dûment convoquée à cet effet. La relation avec le pasteur ou le pasteur associé s’établit au moyen de l’installation par acte du l’église, et elle ne peut être annulée que par un autre acte du l’église, conformément aux dispositions de la Forme de Gouvernement.

  1. Un pasteur assistant est un ministre nommé par le pasteur et invité par le pasteur et la session à assister le pasteur dans tous les aspects de son travail. La relation est établie entre le pasteur assistant, la session, et le consistoire. Toute modification de cette relation doit être autorisée par l’église. Aucun appel officiel n’est fait par la communauté et une installation officielle n’est pas nécessaire.

  1. Un officiant temporaire est un ministre invité par la session et nommé par l’église pour remplir les fonctions de pasteur dans une paroisse. La relation est établie uniquement par l’autorisation du l’église, conformément à la Forme du Gouvernement, et sa durée ne peut excéder douze mois consécutifs. Aucun appel officiel n’est fait par la communauté et une installation officielle n’est pas nécessaire. Un officient temporaire ne peut assurer les fonctions de modérateur de la session que s’il est ainsi nommé pas l’église.

  1. Un officiant temporaire peut être un pasteur, un aspirant ou un candidat désigné par la session pour présider le culte pendant une vacance de longue durée, ou lorsqu’un pasteur est incapable d’exercer les fonctions. Les pasteurs ordonnés des autres églises entretenant des relations avec l’Assemblée générale ne peuvent pas être engagés par la session d’une paroisse pour assumer toutes les fonctions, à part une fonction intérimaire, sans le consentement de l’église et seulement après vérification de leur réputation au sein du corps ecclésiastique auquel ils appartiennent.

Quand une paroisse est convoquée pour l’élection d’un pasteur ou d’un pasteur associé, le modérateur de la session, ou tout autre pasteur du même consistoire désigné par lui, préside les travaux et le Clerc de la session remplit les fonctions de secrétaire. Seuls les membres communiants de bon renom ont le droit de voter dans les églises auxquelles ils sont respectivement affiliés.

Après le rassemblement des électeurs et les prières implorant la direction divine, le modérateur demande que le compte rendu du comité de nomination soit présenté. Ensuite, il pose la question suivante : « Etes-vous prêts à procéder à l’élection d’un pasteur (pasteur associé) ? » Si la réponse est affirmative, le modérateur révèle le nom proposé par le comité de nomination et laisse à l’assemblée la charge de faire d’autres propositions. L’élection se fait par voie de scrutin. Pour chaque cas, le candidat proposé est élu s’il obtient la majorité des voix des membres présents.

Article 25: Lorsque deux ou plusieurs églises érigées par le consistoire en une paroisse plus grande conviennent d’appeler un pasteur, l’acte d’appel doit préciser le soutien promis par chaque paroisse. Lors de l’élection d’un pasteur (pasteur associé), s’il arrive qu’un nombre non négligeable d’électeurs soient opposés au candidat ayant obtenu la majorité, et que ceux-ci n’acceptent pas de se soumettre au verdict du modérateur encourage la majorité à user de ses droits pour faire accepter son choix. Mais si les pasteurs sont unanimes ou presque, ou si la majorité insiste sur son droit d’appeler un pasteur (pasteur associé), le modérateur rédige un acte d’appel en bonne et due forme sur lequel les personnes apposent leur signature ; il consigne par écrit le nombre de personnes ayant approuvé ainsi que tous les faits et soumet ledit rapport, au consistoire auquel il joint l’acte d’appel ; le consistoire le transmet à la paroisse par voie du synode.

Article 26 :

L’acte d’appel est rédigé de la manière suivante ou d’une manière similaire. L’église étant, pour des raisons suffisantes, satisfaite de vos aptitudes au ministère, Vous, M …………………………………………………. et espérant fermement, sur la base de vos travaux, que votre ministère de l’Evangile lui sera spirituellement utile, vous appelle et vous prie de tout cœur d’accepter la charge pastorale (la fonction de pasteur associé) au sein de cette communauté, tout en vous promettant, dans l’exercice de vos fonctions, tout son soutien, ses encouragements et obéissance dans le Christ. Par ailleurs, afin que vous puissiez être à l’abri des besoins terrestres et des égarements, elle vous promet et s’engage solennellement à vous payer une somme de ……………………………………………. Par an, en versement réguliers, pendant la période où vous serez pasteur (pasteur associé) de cette paroisse, et à mettre, à titre gratuit, le presbytère à votre disposition et à vous accorder chaque année un congé d’une durée de ……………………………. En outre nous nous engageons à payer ou à continuer de payer mensuellement ou trimestriellement à l’avance à la Commission des pensions, une somme prélevée sur le salaire et équivalente au taux fixé par l’assemblée générale de l’Eglise Presbytérienne Reformée du Cameroun au titre des cotisations au service de planification des pensions.

En foi de quoi nous apposons nos signatures respectives ce ……………… Jour du mois de ………………………. de l’année …………………….

Je soussigné ……………………………… ayant présidé la réunion de l’église au cours de laquelle M …………………………… a été appelé à exercer les charges pastorales, certifie que cet appel a été effectué en conformité avec les dispositions de la forme de gouvernement et que les personnes ayant signé le présent acte d’appel ont reçu l’autorisation de la communauté par voie de scrutin.

…………………………………………..

Modérateur de la réunion

Article 27 :

Une paroisse, si elle le désire, est libre de faire signer son acte d’appel par les anciens et les diacres ou par un comité, auquel cas, le consistoire exigera qu’il soit certifié que les signataires ont été désignés à cet effet par voie de scrutin au sein de leur paroisse et que l’appel est, en ce qui concerne les autres aspects, conforme au modèle ci-dessus.

Un ou plusieurs délégués sont désignés par la paroisse en vue de présenter et de défendre l’appel devant le consistoire. Après cette présentation, si tout est en règle et si le consistoire juge que l’appel est bénéfique à la paroisse, celle-ci le soumet à l’appréciation de l’Eglise centrale s’il y a approbation, l’acte d’appel sera remis à l’intéressé.

Lorsqu’un appel est transmis à un pasteur, il doit toujours être considéré comme une invitation suffisante pour son installation, émanant des fidèles. L’acceptation d’un appel par un pasteur est toujours considérée comme une demande d’être installé.

Article 28 :

Une paroisse qui désire démettre un pasteur ou un pasteur associé de sa charge doit, par le truchement de ses délégués, en personne ou par lettre, exposer au consistoire les raisons ayant motivé cette déposition. Le consistoire, ayant entendu toutes les parties peut, en examinant scrupuleusement l’affaire, soit leur conseiller d’abandonner la procédure, soit le transmettre à l’Eglise centrale.

Il peut également refuser de remettre cette lettre à l’intéressé si cela s’avère nécessaire pour la préservation de la paix et l’édification de l’Eglise tout entière ; ou alors, il peut se référer au synode pour conseils et conduite à tenir ; un pasteur ou un pasteur associé ne peut être affecté qu’avec son accord. Si les parties ne sont pas prêtes à trancher l’affaire en cours pendant la réunion, une convocation écrite est remise au pasteur ainsi qu’à sa Paroisse, leur demandant de se présenter aux assises suivantes du consistoire. Ladite convocation est lue du haut de la chaire dans la paroisse concernée, juste avant la bénédiction, au moins deux dimanches avant ladite réunion.

Article 29 :

Si une paroisse sollicite les services d’un pasteur, d’un candidat ou d’un aspirant relevant d’un autre consistoire, les délégués chargés de l’affaire doivent produire, par personne interposée ou par lette, un certificat légalisé du consistoire de ressort indiquant que la demande a été présentée à cette juridiction et que celle-ci a été jugé recevable, et que la paroisse a reçu l’autorisation de la présenter au consistoire dont il relève. Si le consistoire juge opportun de présenter la demande à l’intéressé, il peut le faire. Toutefois le pasteur, pasteur associé ou ne peut recevoir un acte d’appel que par le canal de son consistoire.

Article 30 :

Si la paroisse ou tout autre lieu d’affectation d’un pasteur, se trouve sous l’autorité d’un autre consistoire, il doit recevoir, dès qu’il accepte l’appel, des recommandations appropriées et il est prié de rejoindre immédiatement le consistoire appelant afin qu’il soit installé dans ses fonctions.

Article 31 :

Lors de l’installation d’un pasteur, d’un candidat ou d’un aspirant, les questions suivantes sont posées :

  1. Désirez-vous aujourd’hui veiller sur cette paroisse qualité de pasteur (Acceptez-vous la charge de pasteur associé dans cette paroisse) en conformité avec votre déclaration au moment où vous avez acceptez cet appel ?

  1. Croyez-vous en toute âme et conscience et déclarez-vous, autant que vous connaissez votre cœur, qu’en acceptant cette charge, vous êtes animé par une volonté sincère de proclamer la Gloire de Dieu et la bonté de l’Eglise ?

  1. Promettez-vous solennellement, que par l’assistance de la grâce de Dieu vous allez vous acquitter de tous les devoirs qui incombent à un pasteur de cette paroisse, et que vous allez soigneusement veiller à ce que votre conduite, à tous égards, soit digne d’un pasteur de l’Eglise du Christ, conformément aux engagements pris lors de votre ordination ?

Si le pasteur répond affirmativement à toutes ces questions, celui qui préside la cérémonie pose les questions suivantes à l’assemblée :

  1. Quant à vous fidèles de cette paroisse continuez-vous à professer votre disponibilité à recevoir (AB) que vous avez appelé pour être votre pasteur (pasteur associé) ?

  1. Promettez-vous de recevoir de sa bouche avec humiliation et amour la Parole de la Vérité, et de lui obéir dans le juste exercice de la discipline ?

  1. Promettez-vous de l’encourager dans ses tâches et d’appuyer ses efforts visant à assurer votre instruction et votre épanouissement spirituel ?

Et vous engager-vous à lui donner, tant qu’il sera votre pasteur

(pasteur associé) l’assistance matérielle décente que vous lui avez

promise, et de lui fournir tout ce que vous estimez nécessaire pour

l’honneur de la religion, et pour qu’il se sente à l’aise au sein de votre

communauté ?

Ayant répondu affirmativement à ces questions en levant chacun la main droite, le pasteur qui préside la cérémonie va dire une prière selon la tradition apostolique. Après la prière l’officiant va en premier lieu, et par la suite et en ordre, tous les autres pasteurs pour le prendre par la main droite en prononçant la phrase suivante :

« Nous vous donnons la main droite de la communauté pour prendre part à ce ministère avec nous ». Après une autre prière, le modérateur prononce ces mots : Je déclare maintenant que (A.B.) a été élu selon le règlement en vigueur et installé comme pasteur (pasteur associé) de cette paroisse, conformément à la Parole de Dieu, ainsi qu’à la Constitution de l’Eglise Presbytérienne Réformée du Cameroun. Il a donc droit à tout votre soutien, vos encouragements, votre honneur et obéissance dans le Seigneur : Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Ensuite l’officiant ou un autre pasteur choisi spécifiquement à cet effet par le consistoire fait les exhortations solennelles au pasteur (pasteur associé) et à la paroisse. Afin qu’il persévère dans l’exécution de leurs obligations respectives. Et après la prière et le chant d’un psaume ou d’un cantique, le pasteur nouvellement installé prononce la bénédiction et donne congé à l’assemblée. Le consistoire et l’église consignent l’opération par écrit.

Après installation, les pasteurs et les membres de la paroisse vont à la rencontre de leur pasteur ou pasteur associé et lui donnent la main droite en signe d’accueil cordial et d’estime fraternel.

Article 32 :

L’installation d’un ministre comme pasteur de plus d’une paroisse peut avoir lieu au cours d’un culte commun, pourvu que chacune des paroisses soit présente et réponde individuellement, pour son propre compte, aux questions prévues ci-dessus.

CHAPITRE X : DE LA RENONCIATION A UNE CHARGE PASTORALE

Article 33 :

Lorsque l’atmosphère au sein de la communauté dans laquelle travaille le pasteur est conflictuelle au point où ce dernier émet le souhait de renoncer à sa charge pastorale, le consistoire convoque les fidèles par le biais de ses délégués, à ses prochaines assises afin qu’ils exposent les raisons, s’il y en a, pour lesquelles le consistoire ne doit pas accepter la démission. Si la communauté ne comparaît pas, ou si les raisons que ses délégués avancent pour retenir leur pasteur sont jugées insuffisantes par le consistoire, le pasteur reçoit le droit de démissionner de sa charge pastorale, et l’acte est dûment consigné. La paroisse en question est considérée comme vacante jusqu’à ce qu’un autre pasteur y soit affecté d’une manière réglementaire ; et tout autre église qui souhaite révoquer son pasteur doit procéder de la même manière, en opérant les changements nécessaires.

Article 34 :

Si un pasteur renonce à sa charge en raison de son âge ou d’une incapacité à continuer à travailler et que la communauté du fait qu’elle éprouve encore une grande affection à son égard et lui témoigne de la gratitude pour le travail accompli désire qu’il continue à être lié à leur paroisse par une relation honorifique, elle peut, lors d’une réunion ordinaire l’élire pasteur émérite, avec ou sans salaire, mais sans aucune autorité ou obligation pastorale. Cette action sera soumise à l’approbation du consistoire et entrera en vigueur au moment de la rupture formelle de la relation pastorale.

CHAPITRE XI : DES MISSIONS

Article 35 :

Lorsque les vacances sont nombreuses dans un consistoire et que celui-ci est privé de la prédication régulière de l’évangile et des ordres, il convient que celui-ci tout autre paroisse vacante de sa juridiction avec la permission du consistoire adresse une demande à un autre consistoire, à un synode, ou à l’Assemblée Générale, pour solliciter toute assistance possible.

L’Assemblée Générale peut, selon son propre jugement, envoyer des missions à n’importe quel endroit pour bâtir des paroisses ou pour pouvoir aux postes vacants. A cet effet, elle peut donner l’ordre à un consistoire de consacrer des évangélistes ou des pasteurs qui ne sont pas liés à des églises particulières, pourvu que de telles missions soient toujours effectuées avec le consentement des parties concernées, et que la juridiction qui les envoie fasse le nécessaire pour assurer leur soutien et leur rémunération au regard des fonctions exercées.

CHAPITRE XII : DES MODERATEURS

Il est bien nécessaire dans les juridictions de l’Eglise, comme dans les autres réunions, d’avoir un modérateur dont la fonction sera de les conduire avec ordre et diligence.

Article 36 :

Le Président, qui est membre de l’instance qu’il est sensé diriger, devra être considéré comme possédant, par délégation de l’ensemble, toute l’autorité nécessaire pour le maintien de l’ordre, pour convoquer et ajourner les corps délibérants, et diriger leurs opérations selon les règles de l’église.

Il est censé proposer aux instances tout sujet de délibération qui se présente, il peut proposer ce qui lui semble être la procédure la plus régulière et rapide. Il veillera à ce que les membres ne s’interrompent pas et exigera d’eux que leurs interventions s’adressent à lui en tant que Président de séance. Il préviendra toute déviation hors du sujet, et tout usage de réflexions personnelles. Il imposera un silence à ceux qui refusent d’obtempérer. Il exigera que ceux qui souhaitent quitter l’instance délibérante obtiennent une permission préalable. Il saura proposer au moment opportun, car les délibérations sont terminées, la mise aux voix.

Si la juridiction est divisée de moitié, sa voix sera alors prépondérante s’il ne voulait pas trancher, il remettra la question aux voix une seconde fois, et si la division de moitié persiste, et qu’il refuserait d’utiliser sa voix, la question serait annulée. Pour toute question soumise à l’élection il fera une déclaration claire et concise de l’objet du vote ; et le vote ayant eu lieu, il annoncera le résultat. Il aura de même le pouvoir, en toute occasion d’urgence impérative, de convoquer la juridiction par lettre circulaire avant la date normale prévue. Il restera en fonction jusqu’à ce que son successeur soit installé, et pourra assumer les charges administratives telles que précisées par la juridiction.

Article 37 :

Le consistoire choisira un modérateur pour un mandat de trois ans renouvelable une fois. Le président, ou en cas d’absence, un autre membre désigné pour cela par le secrétaire de l’instance concernée, devra ouvrir la prochaine rencontre par une prédication et présidera les travaux jusqu’à ce qu’un nouveau président soit choisi. Il choisira lui-même son vice, pasteur ou ancien.

 

CHAPITRE XIII : DES DELEGUES A L’ASSEMBLEE GENERALE

Article 38 :

Les délégués à l’assemblée Générale sont toujours nommés par le consistoire dont ils relèvent lors de la réunion ordinaire précédant immédiatement l’Assemblée Générale, à condition qu’il y ait suffisamment de temps entre les deux réunions afin de permettre aux délégués de s’acquitter de leurs devoirs en temps opportun. Dans le cas contraire, le consistoire peut procéder à la nomination lors d’une autre réunion ordinaire, soit moins de sept mois avant les assises de l’Assemblée Générale. Afin d’éviter autant que possible tout échec dans la représentation du consistoire, il est convenable que le consistoire désigne, pour chaque délégué, un suppléant qui pourra, le remplacer en cas d’absence inévitable.

Article 39 :

Avant d’être inscrit comme membre de l’Assemblée Générale, chaque délégué doit produire une commission de son consistoire, signée par le modérateur et le secrétaire, selon le modèle ci-après ou un semblable, individuel ou collectif.

Le consistoire de …………. Siégeant à ….. le …. Jour du mois de ….., nomme par la présente commission, M ……. Pasteur, Modérateur de la Paroisse de la congrégation de …….. (ou ….. ancien) de la congrégation de ……. (que le consistoire, s’il le juge opportun pourrait remplacer de manière suivante , ou en cas de son absence), alors ……. de la congrégation de ….(ou ….. ancien de la congrégation de …….), délégué par ce consistoire aux prochaines assises de l’Assemblée Générale de l’Eglise Presbytérienne Réformée du Cameroun devant siéger à ……… le ….. jour du mois de …. De l’année A.D …. Où partout, et au moment où ladite Assemblée siégera, pour donner des conseils, voter et prendre des décisions concernant tous les sujets sur lesquels porteront les débats de l’Assemblée, conformément aux principes et à la constitution de cette Eglise et à la Parole de Dieu.

Pour le consistoire et par délégation

Le Modérateur,

Le Secrétaire,

Article 40 :

A son retour, le délégué est tenu de rendre compte de sa diligence au consistoire

Article 41 :

Afin d’avoir autant que possible une délégation forte et respectable auprès de toutes nos juridictions, il est convenable que les dépenses des ministres et anciens en service dans ces juridictions, soient couvertes par tous les organes qu’ils représentent.

CHAPITRE XIV : DES ORGANISATIONS DE L’EGLISE, LEURS DROITS ET DEVOIRS

Article 42 :

Les membres d’une paroisse ou de quelques paroisses peuvent se regrouper pour s’associer, sous formes régulières d’associations, dans le but d’éducation religieuse et de croissance spirituelle.

Dans le cas où de telles organisations existent dans une paroisse, elles seront sous le contrôle direct, la supervision et la direction de la session de ladite paroisse. Si elles couvrent le territoire compris dans les limites d’un consistoire ou d’un synode, elles seront responsables vis-à-vis de cette juridiction. Si elles couvrent une superficie plus grande qu’un synode, elle seront responsables vis-à-vis de l’Assemblée Générale.

Les noms et titres de telles organisations spéciales peuvent être choisis par les membres de ces associations. Elles ont le pouvoir d’adopter chacune son règlement intérieur, et d’élire ses propres responsables, soumis toujours au pouvoir de révision et de contrôle confié par la Constitution aux différentes instances de l’Eglise.

Chaque fois que les fonctions des organisations spéciales comprennent la collecte et la distribution de l’argent pour des œuvres de bienfaisance, ces actions sont toujours effectuées conformément aux pouvoirs de supervision et de direction que confère la Constitution à la session et aux juridictions supérieures.

CHAPITRE XV : RELATIONS ECCLESIASTIQUES

Il est souhaitable que soit crée un « Département des relations Ecclésiastiques » au sein du Secrétariat Général de l’EPRC.

Article 43 :

En vue de tisser et d’entretenir ces relations, l’Eglise devra regrouper ses synodes en autant de régions ecclésiastiques que possible. Ce département comprendrait alors un pasteur et un ancien par région.

Ses membres seront élus par l’Assemblée Générale, sous des conditions bien déterminées.

Article 44 :

A cet effet, ledit département devra assurer et exercer les fonctions suivantes :

a) maintenir et superviser un bureau central des informations sur les pasteurs et les églises particulières et fournir des informations sur leurs demandes aux commissions des relations ecclésiastiques, aux ministres et aux églises particulières de l’Eglise presbytérienne des Etats-Unis d’Amérique et celles des autres organes de l’Alliance des Eglises Réformées ;

  1. coopérer avec les commissions des relations ecclésiastiques, et toutes celles qui sont ici concernées, en vue de renforcer le bien être spirituel et temporel de nos pasteurs et des églises particulières ;

  1. présenter de temps en temps à l’Assemblée Générale les

recommandations que le Département peut juger utiles pour ses

fonctions et le bien être de l’église.

Article 45 :

Le Département des relations ecclésiastiques exerce toutes les autres fonctions que lui confie l’Assemblée Générale de manière ponctuelle.

Article 46 :

Lorsqu’une paroisse particulière est dûment dissoute par le consistoire, ou est morte en raison de la dispersion de ses membres, de l’abandon de sa tâche pour tout autre cause, l’utilisation des biens (mobiliers et personnels) lui appartenant sera définie par le consistoire ou alors ceux-ci feront l’objet d’une vente ou d’une cession sous des conditions définies par le consistoire et en conformité avec la Constitution.

Article 47 :

Une paroisse particulière ne peut ni vendre, ni hypothéquer les biens immobiliers sans une autorisation écrite du consistoire transmise par le canal de la session de ladite paroisse.

Une paroisse particulière ne peut donner les biens immobiliers utilisés pour le culte en bail, ou louer pendant plus de cinq ans tout autre bien immobilier sans l’autorisation écrite du consistoire, transmise par le biais de la session de ladite paroisse.

Article 48 :

Le Département des Relations Ecclésiastiques élit annuellement, dans ses rangs, un chef et un adjoint ; les fonctions des deux responsables ne sont pas rémunérées. Le Département nomme un secrétaire exécutif qui travaille à plein temps ; son nom est soumis à l’Assemblée Générale pour approbation. Ses attributions, son mandat et son salaire sont déterminés par le Département sous réserves de l’approbation de l’Assemblée Générale.

Il est tenu de présenter un rapport à toutes les assises de l’Assemblée Générale, et soumet son budget pour approbation à cette dernière.

Article 49 :

Enfin le Département des Relations Ecclésiastiques doit assister le consistoire et les commissions des relations ecclésiastiques, et aucune disposition de ce chapitre ne peut être interprétée autrement.

CHAPITRE XVI : DES AMENDEMENTS

Article 50 :

Des amendements ou des modifications de la forme de Gouvernement, du Livre de Discipline et du Guide des liturgies peuvent être proposés aux consistoires par l’Assemblée Générale, mais l’Eglise n’est pas contrainte des les accepter, sauf si la majorité des consistoires en expriment leur approbation par écrit.

Article 51 :

Des amendements et des modification de la confession de foi des Catéchismes complets et/ou abrégé peuvent être proposés aux consistoires par l’assemblée Générale, mais l’Eglise n’est pas contrainte de les acceptés et promulgués par les assises suivantes de l’assemblée Générale. Les scrutins des consistoires consignés par écrit sont remis à cette instance.

Article 52 :

Avant la transmission de tous les amendements et les modifications de la Confession de foi ou des Catéchismes complets abrégés proposés par l’Assemblée Générale aux consistoires, l’Assemblée Générale nomme – dans le but d’étudier le sujet – un comité composé d’au moins quinze pasteurs et anciens parmi lesquels deux personnes au plus appartiennent au même synode, et ce comité transmet un rapport y relatif à l’Assemblée Générale suivante pour suite à donner.

Article 53 :

Aucune modification ne peut être apportée aux dispositions figurant dans le présent chapitre relatif à l’amendement et à la modification de la Confession de Foi et des Catéchismes Complets et/ou Abrégés, sauf si une autorisation de l’Assemblée Générale, soumettant les modifications proposées, est transmise à tous les consistoires et approuvée par écrit par les deux tiers des membres et enfin approuvée et promulguée par l’Assemblée Générale.

Article 54 :

L’Assemblée Générale est tenue de transmettre aux consistoire pour approbation ou désapprobation toute proposition d’amendement et de modification de la forme de Gouvernement, du Livre de Discipline et du Guide de Liturgie, qui doit être soumise à la même Assemblée Générale par un tires des consistoires, auquel cas, la proposition est rédigée et transmise par l’assemblée Générale aux consistoires pour contribution, sauf dispositions contraires des articles précédents : cette procédure reste valable pour toutes les délibérations subséquentes.

Article 55 :

Si l’Assemblée Générale constate que tous les amendements et modifications proposés pour la Forme du Gouvernement, le Livre de Discipline et le Guide de Liturgie ont obtenu l’aval de la majorité des consistoires, elle déclare l’adoption desdits amendements et modifications et ces derniers entrent immédiatement en vigueur.

Article 56 :

Aucune disposition du présent chapitre ne doit être interprétée comme une violation du droit des deux tiers des juridictions à proposer des amendements et des modification pour la Confession de la Foi, et des Catéchisme Complets et Abrégés, ou celui de l’assemblée Générale à les approuver et à les promulguer.

 

Rev METOUGUENA Rémy